[Test] – Samurai Warriors 5 : la guerre au Japon antique sauce Shonen

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Samurai Warriors 5 Test

Tous les ingrédients d’un bon défouloir sont réunis.

Est-il encore nécessaire de présenter la saga de Musou par Koei Tecmo ? Si vous avez toutefois ne serait-ce qu’essayer un des (très) nombreux opus disponibles, vous ne serez pas perdu avec Samurai Warriors 5.

En effet, ce nouvel épisode reprend tout ce qui définit le genre Musou et s’offre une réalisation toujours un peu plus chiadée que l’épisode précédent.

Mais peut-on toutefois parler ici d’un nouvel épisode ? Il faut savoir qu’il s’agit d’un remake du tout premier jeu de la série. Avec bien sûr un travail de réécriture ainsi qu’une direction artistique bien plus fraîche.

Ici, nous suivrons les batailles épiques des officiers Nobunaga Oda et Mitsuhide Akechi, et tout commença avec la guerre d’Ônin…

Ça se bouscule au Dojo

Avec ses 39 personnages jouables, Samurai Warriors 5 a le mérite de proposer plusieurs options pour terrasser ses adversaires. Si l’on peut difficilement parler de différence de gameplay entre tous les protagonistes, il est tout de même notable que le jeu détient beaucoup de capacités diverses et variées.

Rajoutez à cela le fait que 16 types d’armes sont disponibles, armes qui pourront faire varier les techniques du personnage afin de se concocter ses propres combos en fonction de ses envies.

Et ça ne s’arrête pas ici, car chaque arme lootée sur les champs de bataille (ou achetée au magasin) ont des slots dans lesquelles il est possible d’ajouter des compétences passives, telles que des effets de foudre, glace, vent et terre. Mais aussi des boosts d’XP, d’or reçu par ennemi tué, ou encore l’augmentation de la vitesse d’attaque, de la portée des attaques, des boosts de jauge Musou, etc.

Le plus appréciable reste le fait que chacun des 39 combattant(e)s a droit à son propre arbre de compétences. Il est agréable de pouvoir faire progresser à sa guise ses personnages favoris, même si Nobunaga Oda et Mitsuhide Akechi sont généralement ceux qui sont montés en premier. Et pour cause, il s’agit des protagonistes que vous jouerez le plus dans le mode Histoire. Et de toute façon, ce sont les plus stylés. (Si).

Une brèche dans la forteresse

Samurai Warriors 5 propose deux modes de jeu : le mode Musou et le mode Citadelle.

Le mode Musou est le mode Histoire. C’est ici qu’il faut aller pour débloquer la plupart des combattants, effectuer des grandes batailles parsemées de quelques cinématiques pas vraiment exceptionnelles. On peut cependant noter que les dialogues sont en général bien écrit et bien joués par les acteurs. Évidemment, c’est un jeu japonais. Les dialogues des personnages féminins sont donc forcément niais à souhait, mais c’est un autre débat…

Le mode Citadelle est une suite de niveaux dans lesquels il faudra défendre son château, tout en accomplissant des objectifs secondaires dans un temps imparti. Cela ne diffère pas vraiment d’un champ de bataille, mais c’est plaisant à jouer et ça permet surtout de monter en niveau les personnages que l’on a laissé de côté au début. Les récompenses sont des sous, et des matériaux.

Ah oui, les matériaux ! Ils sont utiles pour augmenter les différents bâtiments de votre château. Même si l’idée est bonne, il s’agit ici juste d’un moyen de ne pas rusher le jeu, car certaines fonctions seront bloquées tant que, par exemple, le Dojo n’a pas été monté au niveau 3. Bon, soit. Celaa appuie néanmoins la notion de progression, qui elle, fonctionne très bien.

Classique et raffiné, tel est mon Nindô

Au même titre que les opus précédents, le design graphique des personnages est chiadé, comme les effets visuels des différentes techniques d’ailleurs. Ils ne se sont cependant pas foulé pour les décors, mais ce n’est pas “vraiment” un problème en soi. Les champs de bataille sont avant tout de grands espaces remplis d’armées alliées et/ou ennemies, qui nous empêche (à juste titre) d’apprécier la mise en scène.

Mais puisque la totalité de l’action du jeu est centré sur le personnage que l’on joue, ça n’a vraiment que peu d’importance et les créateurs du jeu l’ont bien compris; ils ont préféré répartir le budget sur tout le reste, et c’est clairement le bon choix.

En parlant de d’art, la musique est très honorable avec (évidemment) des musiques de guerre traditionnelles japonaises, qui rythment bien la dynamique du jeu. Coupez le son du jeu serait enlever une partie de la direction artistique qui vient compléter l’expérience.

En termes de jouabilité pure, il s’agit d’un beat’em all à deux boutons d’attaques, un bouton pour les techniques et enfin une touche de saut (cette dernière est assez anecdotique). Les différents combos se réalisent en fonction de l’ordre choisi entre les deux boutons d’attaques, et il est possible de conclure n’importe quel enchaînement par une technique ou une attaque Musou/Ultime. C’est le même schéma classique et efficace des opus précédents, et cette appréciable simplicité permet une prise en main quasi-directe.

Le meilleur opus de la saga ?

Samurai Warriors 5 se place définitivement dans les meilleurs jeux du genre Musou. C’est bien simple : il n y a pas plus “Classique” et plus “Efficace” que cet épisode. Tout y est : Les nombreux personnages, les grandes batailles, les histoires guerrières antiques du Japon, les arbres de talents, les armes à forger et améliorer,…

Aucune prise de risque du côté de Koei Tecmo. Ils n’ont eut qu’à prendre ce qu’il y a de meilleur dans leurs autres travaux afin de les retranscrire ici avec un petit coup de polish pour pas avoir l’air à la ramasse, particulièrement graphiquement. Sans être une œuvre qui va révolutionner le monde du jeu vidéo, le défi n’en est pas moins totalement réussi.

Ce test de Samurai Warriors 5 a été réalisé avec la version dématérialisée sur PC, gracieusement fournie par Koei Tecmo.

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