[Test] Big Rumble Boxing : Creed Champions – Grands combattants, petit budget

0
511
Test Big Rumble Boxing : Creed Champions

Le nouveau titre du studio Survios est arrivé et tente de raviver la flamme de la boxe en mettant en scène quelques-uns des grands champions de l’histoire.

Big Rumble Boxing : Creed Champions est le nouveau jeu de boxe typé Arcade, créé par le studio Survios (Creed : Rise to Glory).

En effet, il s’agit d’un jeu de combat classique en un contre un, avec des gros noms tels que Rocky Balboa, Vick Rivera, Adonis Creed, et bien d’autres. Comme dit précédemment, le jeu est très orienté Arcade de par sa simplicité, mais il est très facile de tomber dans la fadeur…

Des matches en pleine période de COVID

Les commandes du jeu sont simples : X pour faire un autocombo, Y pour faire un coup chargé, B pour faire une choppe et A pour faire des dashes. Rajoutez à cela une touche pour bloquer et une gâchette pour l’ulti. Malheureusement, il n y a pas de dessert. C’est-à-dire : on a trop vite compris le jeu, et on comprend très vite que l’ennui va apparaître dans les prochaines minutes.

En effet, le gameplay est sans saveur : il est difficile de créer des situations cocasses ou autre enchaînement spectaculaire. Le seul critère qui différencie les personnages, c’est leurs Ultimates. Et il semble (à l’œil nu) qu’ils font tous la même dose de dégâts. Ajoutez à cela deux/trois techniques dont le nom diffère par combattant mais qui se ressemblent toutes… Nous n’avons donc pas affaire à un choix de personnages, mais à un choix de plusieurs visuels dont les caractéristiques sont (sensiblement) les mêmes.

Allez si, on peut quand même donner un bon point sur les ripostes : appuyer sur le bouton de défense au bon moment lors d’une attaque adverse permet d’effectuer une riposte. Mais il faut savoir que l’adversaire peut riposter la riposte ! Cette fonctionnalité est satisfaisante et pas si simple à réaliser.

En terme d’ambiance lors des combats, c’est pas bien électrique. Il faut dire que les stages n’aident pas : ils se ressemblent (eux aussi) presque tous, les cris de la foule sont inexistants tant les musiques sont omniprésentes, ça aussi c’est raté.

C’est bien simple : il a été difficile de terminer ne serait-ce qu’un mode Arcade sans s’endormir. Ah oui, les modes !

C’est l’histoire d’un mec…

Le mode Arcade, donc, est en quelque sorte le mode histoire du jeu. Chaque protagoniste a le droit à son propre parcours, enchaînant combat après combat, avec plusieurs petits mini-jeux ça-et-là pour le divertissement.

C’est notamment ici que vous pourrez débloquer de nouveaux combattants. Mais les problèmes de réalisation à l’échelle globale prennent le dessus sur l’expérience même du jeu.

À savoir qu’entre chaque combat, des dialogues se lancent entre le personnage choisie et son prochain adversaire. Et il y a une comme une sensation de 2008, tant les choix artistiques étaient ratés, de par les avatars grossiers des combattants, les dit-dialogues qui ne sont même pas doublés, seulement quelques onomatopées à gauche à droite pour donner un semblant de vie à la discussion.

De plus, un mode Versus permettant de jouer contre l’ordinateur ou contre un ami en local est de la partie. C’est d’ailleurs probablement la meilleure (seule ?) façon d’apprécier ce jeu à sa juste valeur : jouez-y avec un ami. Mais attention : il faudra impérativement partager votre canapé, car le jeu ne dispose pas d’un mode en ligne. Un jeu de combat en 2021, qu’importe le budget, sans mode Online est un jeu qui tombera dans l’oubli très rapidement.

Le mode Entraînement est tout ce qu’il y a de plus classique.

READY TO RRRRRUUUUUUMMMMMBBLLLLLEEEE… Non ?

Comme dit précédemment, on est loin de l’ambiance d’un tournoi dans lequel les plus gros champions s’affrontent. C’est notamment de par le choix des musiques insipides et omniprésentes, allant du menu principal jusqu’aux crédits.

Il est amusant de savoir que le jeu se veut Arcade dans son intégralité, excepté ses bruitages. En effet, le bruit d’un coup de poing qui touche l’adversaire est un vieux “ploc”, se rapprochant le plus possible du vrai son d’un gant de boxe. Au début, le contraste est drôle, mais cela devient excessivement énervant par la suite.

Sans être affreux, les graphismes ne vont pas vous faire sauter au plafond. Il en va tant pour le Chara-Design que pour les effets des attaques, qui eux aussi sont tous pareils, ils changent juste de couleurs en fonction du protagoniste.

Cela fait tout de même beaucoup de points négatifs pour un jeu qui se vend 34,99€ sur Steam.

Verdict

Big Rumble Boxing : Creed Champions aurait pu valoir le coup. L’idée même du projet est totalement louable, mais sa réalisation hasardeuse donne un sentiment de Early Access à un jeu qui se veut être complet à la sortie. Il n’a de sens que pour le mode Versus en local, à cause du manque flagrant de fonctionnalité. Au risque d’insister : pas de mode en ligne ?!

Ce test de Big Rumble Boxing : Creed Champions a été réalisé avec la version dématérialisée sur PC via Steam, gracieusement fournie par Studio Survios.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici