[Test] – God Eater 3 : Hiroshima mon amour

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Les Aragamis reviennent détruire toute forme de vie sur Terre, ces sales bêtes !

Voilà qu’un nouvel opus de la série à succès God Eater fait son entrée. Au menu du jour, Bandai Namco nous propose sa spécialité : une adaptation de manga.

Mais à l’instar des autres adaptations de tonton Bandai, où l’on nous pond des kilos d’arène 3D/Action, celui-ci se trouve être un beat’em all aux allures RPG, dont l’histoire se passe dans une ambiance post-apocalyptique où l’humanité est en voie d’extinction.

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Bon, y’a des grosses armes, des gros monstres et on peut (doit) même créer son propre God Eater (une sorte d’arme organique à forme humanoïde). Autant dire que les ingrédients pour une bonne recette sont là. Mais quid de la cuisson et de l’assaisonnement ? À vos tabliers.

Chasse aux galinettes cendrées

Rien de mieux qu’une petite balade dans les Terres de cendre pour se ressourcer. Mais avant cela, la création de son personnage est requis. Celle-ci propose un bon nombre d’éléments de personnalisation, ainsi qu’une grande liste d’accessoires pour décorer son avatar.

Première remarque : la modélisation des personnages est… superbe ? Oui, superbe. Alors que le modèle « manga » est de base difficilement renouvelable, il faut dire que la patte graphique a pris un sacré coup de jeune depuis l’opus précédent. Le grain de la peau a un rendu exceptionnel, et le mouvement des capes et autres tissus qui pendouillent sont d’un réalisme déconcertant.

C’est bien beau tout ça, mais maintenant faut envoyer des marrons. Et boum ! Après quelques séquences de dialogue, on est balancé dans le monde dévasté afin d’aller nettoyer la zone de toute saloperie qui s’y trouve.

Mais c’est beau tout plein ! Les décors, particulièrement ceux d’arrière-plan, sont superbement modélisés avec juste ce qu’il faut de profondeur de champs pour rendre l’atmosphère apocalyptique, pour un rendu parfaitement réussi de planète s’étant prit douze guerres mondiales dans la tronche.

La bande sonore du jeu est exceptionnelle. Que ce soit les musiques d’ambiances, les orchestres symphoniques qui pourraient rendre un brossage de dents épique, ou encore les bruitages superbement réalisés… Cela fait plaisir à voir que certains éditeurs n’hésitent pas à mettre le budget en terme de composition musicale.

Une fois sur le terrain, les personnages, si tant est que l’on arrive à les apercevoir derrière leurs armes qui font douze fois la taille de chaque protagoniste, ont un design in-game plus que correct. En particulier la fluidité des mouvements qui amène une netteté convenable pour chaque action.

Bon, pour le scénario, on repassera. C’est une énième suite de l’histoire du manga, avec des gentils qui n’ont pas de chance, des méchants très méchants et de toute façon l’amitié vaincra. Boum.

Mon épée, tu l’as vu mon épée ?

3Le gameplay de God Eater 3 à une approche simple : Les combos de base sont :

  • Friter Carré au sol/Friter Triangle au sol
  • Sauter + Carré/Sauter + Triangle
  • Dasher/Se protéger/Tirer

En effet, le combattant détient une arme au corps à corps ET une arme à distance. Parfait pour changer de stratégie d’attaque selon la situation, le fait est que ce n’est pas aussi intuitif qu’il n’y parait.

Il est vrai qu’il faudra quand même quelques heures de jeu avant de bien comprendre les différentes techniques possibles, qui ne sont pas forcément bien expliquées dans les premières missions faisant office de tutoriel.

Un problème ?

En parlant de mission, le jeu ressemble à un malin mélange entre Monster Hunter World et Crisis Core : Final Fantasy VII dans le sens ou la progression du jeu est uniquement composé de missions plus ou moins courtes, dans lesquelles aucune liberté n’est tolérée.

Au cours de l’aventure, des missions d’éliminations se débloqueront. Celles-ci sont destinées au multijoueur en ligne, le but étant de détruire un gros monstre dans un temps donné.

La difficulté de ce type de mission est assez impressionnante, si votre équipement n’est pas énormément avancé sur le niveau dudit monstre à abattre.

C’est une excellente nouvelle ! Il ne s’agira pas ici de simplement foncer sur le boss, mais bien de calculer ses mécaniques, esquiver les attaques parfois mortelles et viser les points sensibles.

Amis de l’exploration, fuyez ! Ici, les niveaux de God Eater 3 sont de simples couloirs jonchés de vilaines bestioles. Même si les décors sont dans l’ensemble assez chiadés, il faudra aller tout droit, et c’est tout.

Remarquez, ce côté rentre-dedans est au final appréciable. Mieux vaut ne pas se prendre la tête, car notre puissance cognitive est surtout utilisée à la base, quand l’heure est venue de CRAFTER !

Passe moi la clé de 12

Des matériaux, des matériaux et des plans ! Dès la fin des premières missions, l’inventaire est déjà rempli de tonnes d’éléments à ne pas savoir qu’en faire.

On comprendra vite que certains ennemis donnent certains matériaux, nécessaires pour construire des armes et boucliers. Rien de bien compliqué.

C’est rien de le dire ! Même si le nombre incroyable de plans de construction peut faire peur en premier lieu, le jeu a été conçu de manière à ce que l’on sache souvent ou trouver ce matériau manquant.

« Meuh non s’pas lourd »

Du coup, on prend un malin plaisir après chaque retour à la base à aller voir les armes que l’on peut concocter pour la suite des évènements.

Il y a plusieurs types d’arme au corps à corps, avec chacune des différences de dégâts, des types de dégâts (feu, glace, ombre…), certaines plus lentes que d’autres, etc.

« Meuh non »

Ce qui ouvre plusieurs variations de gameplay plutôt jouissives. Il est clairement difficile de s’ennuyer dans ce God Eater 3. Mais ce n’est pas tout !

Les arts de Salves sont dans la place ! Ce sont des techniques spéciales propres à chaque type d’arme, réalisable au sol ou dans les airs. Il y en a un bon paquet à débloquer, pour toujours plus de nouveautés constantes tout au long de l’aventure.

Tous ces éléments rendent la jouabilité progressive et agréable. En effet, le contraste entre cette découverte continuelle de nouvelles fonctionnalités et la baston répétitive rend la progression du personnage très attrayante. « Juste une autre mission… Une seule… »

Une majorité de Waifu

Afin de mettre ses compétences à rude épreuve, le mieux reste d’effectuer des missions Online avec d’autres joueurs (jusqu’à huit). Les serveurs sont très stables, et c’est un véritable plaisir de se battre en équipe complète, l’entraide étant évidemment le maître-mot (HEAL PLEASE).

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Cinématique God Eater

Entrent certaines missions, des cinématiques mêlant animé et 3D peuvent apparaître pour le bien de la trame scénaristique. On pourrait presque penser que l’on a lancé Netflix, tellement la réalisation a été faite aux petits oignons. C’est que du bonus.

Conclusion

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God Eater 3 n’invente rien, mais sublime le genre. La réalisation magnifique couplée à ce gameplay nerveux et dynamique, d’une approche facile à aborder et compliqué à totalement maîtriser.

L’arsenal d’armes proposé est assez conséquent pour profiter de divers styles de combat. Le crafting est également très bien pensé, d’une simplicité accessible à tous pour un résultat très satisfaisant.

On notera toutefois que certaines techniques de combat ne sont pas toujours faciles à comprendre, et que l’on est plus ou moins jeté dans le grand bain sans forcément avoir tout assimilé quant au fonctionnement du jeu en terme de jouabilité.

Enfin, aller tabasser du monstre en ligne avec d’autres joueurs est un véritable plaisir de coopération, avec des défis d’une difficulté certaine poussant le joueur à tenter de nouvelles stratégies.

C’est bon                                               C’est mauvais

• Des graphismes superbes                   • Un scénario « Bof »

• La jouabilité jouissive…                 • … Mais pas toujours intuitive

• Une bande-sonore exceptionnelle

• Le craft d’équipement bien ficelé

• Un multijoueur simple et efficace

Ce test de God Eater 3 a été réalisé avec la version dématérialisée sur Playstation 4, gracieusement fournie par Bandai Namco.


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