[Test] Yakuza : Like a Dragon – une reconversion légendaire

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Yakuza : like a dragon test

La mafia japonaise est de retour plus violente que jamais.

Sega nous offre enfin un nouvel opus de l’une de ses plus grandes sagas, avec l’arrivée plus que bienvenue de Yakuza : Like a Dragon. Fini l’histoire de Kiryu, il s’agit maintenant d’une aventure qui se concentre sur le nouveau personnage principal : Ichiban.

Attention, Exobaston est avant tout un site d’actualités de jeux de combat et beat’em all, et il s’avère que la licence a complètement virée de bord : elle est passée d’un gameplay “bagarre de rue” à un gameplay… toujours bagarre de rue, mais au tour par tour façon J-RPG traditionnel. Il fallait que l’on voit ça de nos yeux.

Yakuza : Like a Dragon fait partie d’un des premiers jeux à sortir sur les consoles actuelles ainsi que celles nouvelles générations, il est donc important de préciser que ce test a été effectué sur Playstation 4.

Gotham Tokyo

Le dragon de Kojima se voit octroyer un digne successeur spirituel, Ichiban Kasuga. Le héros de cette nouvelle aventure annonce le ton de cet opus : plus léger mais paradoxalement toujours aussi puissant et profond. Le synopsis : un jeune Yakuza nommé Ichiban prend 18 ans de prison pour couvrir le meurtre d’un plus haut placé de sa famille. Après avoir durement endossé cette peine, le patriarche de ladite famille trahit notre héros (plus si jeune, du coup), et Ichiban part à la recherche de réponses.

Une chose est certaine, c’est que le scénario et les mises en scènes des (nombreuses) cinématiques sont dignes des plus grands films de Thriller. En effet, il est difficile de ne pas être captivé par tant de rebondissements, chaque protagoniste ayant une personnalité qui lui est propre. Les dialogues sont superbement travaillées, et le joueur se retrouvera facilement a vouloir vite avancer dans l’histoire pour avoir lui aussi la réponse que le héros cherche tant.

À l’image de ses prédécesseurs, Yakuza : Like a Dragon nous propose de jouer dans une capitale japonaise mal famée durant l’année 2019. Nous avons ici droit à des graphismes corrects, même si l’on sent que la plupart du budget a été utilisé pour la netteté des différentes expressions faciales d’Ichiban. On notera notamment une baisse de qualité dans les décors, qui sans être moches, sont dignes d’un jeu day one de Playstation 4 (argument à confirmer éventuellement dans la version PS5/Xbox Series X).

Avec une bande-sonore relativement bien garnie et des bruitages précis, nous avons affaire à une réalisation globale très honnête. Il est clair que Sega à bien pomponné le nouvel épisode de l’une de ces licences les plus rentables.

Un Dragon Quest urbain

Dès les premières minutes du jeu, le héros exprime son amour pour le RPG légendaire Dragon Quest, et ceci servira d’alibi afin d’assumer entièrement une jouabilité tour par tour traditionnelle. C’est d’ailleurs cet aspect du jeu qui a fait hérisser les poils des fans de Yakuza.

Il s’avère que le pari semblait risqué, et pourtant… Ça fonctionne à merveille. Le mélange entre un environnement à la GTA avec une aventure à la sauce Final Fantasy a donné un nouveau souffle au genre du jeu de rôle. Attaque, magie, objets et acolytes (invocations, en somme), toutes les bases d’un RPG classique sont présentes. Mais les développeurs ne se sont pas arrêtés là.

En effet, SEGA s’est amusé à mettre des clins d’œils de plusieurs licences via différentes fonctionnalités du jeu : par exemple, le Sujidex, qui nous est donné par un vieux scientifique et fait donc forcément référence au Pokédex… Le but est de le remplir en rencontrant la totalité des adversaires possibles. Pokémon est donc de la partie. Toujours plus de Dragon Quest avec une batte légendaire plantée dans le ciment dont seul l’élu pourra la sortir, avec une interface etc…

Mais surtout, nous avons affaire au système de job directement pompé de Final Fantasy. Chaque personnage peut choisir un job, tel que Danseur, Héros, Hôtesse,… Chaque job détient ses propres caractéristiques et capacités, et l’on prend un malin plaisir à tout essayer afin de créer l’équipe parfaite.

En terme de combat pur, ils ont su garder l’une des signatures de la saga Yakuza, à savoir : il est possible d’utiliser l’environnement dans votre bataille. En fonction d’où se trouve les combattants, des objets (vélos, plots oranges…) se trouvant sur la trajectoire du personnage au moment de l’attaque pourront être utilisés afin d’augmenter les dégâts. Et il en est de même pour les ennemis, ce qui rajoute un peu de croustillant.

En parlant d’ennemis, et malgré quelques pics de difficultés en passant d’un chapitre à un autre, les combats sont amusants mais un poil trop omniprésents. Il est difficile d’aller d’un point A à un point B sans se manger au moins 5 combats sur 100 mètres de distance.

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Nous avons donc affaire ici à un gameplay classique qui a su ajouter une certaine originalité via la présence de QTE et autres objets placés sur le champ de bataille, des protagonistes modulables en fonction du job associé. On a pas le temps de s’ennuyer sur Yakuza : Like a Dragon.

Great Teacher Onizuka

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Au delà de la trame principale, parsemée de nombreux combats et autre boss à décimer, de (très) nombreuses activités sont disponibles aux quatre coins de la ville. Commençons par les quêtes secondaires, qui se veulent abondantes et excellentes.

En effet, toutes ces histoires annexes sont constamment intéressantes et/ou amusantes. De plus, certaines d’entre elles peuvent aboutir à toute sorte de mini-jeux plus loufoques les uns que les autres. Le jeu continue de nous surprendre grâce à son absurdité subtile, mais toujours débordante d’imagination.

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Pour rappel, qui dit RPG dit forcément expérience et entraînement. Une autre activité nommée Part-Time Hero a été créée dans le but de recourir à ce besoin de farming. C’est plus ou moins le même fonctionnement qu’être chasseur de prime, et les récompenses sont toujours gratinées.

Et quid du Karaoké ? Du Baseball ? Collectionner les insectes ou essayer de ne pas s’endormir au cinéma pendant que des hommes en costard-cravate à tête de chèvre apparaissent derrière vous ? Ce jeu est la définition même de l’amusement à la japonaise, qui aux yeux de nous autres occidentaux est (dans un premier temps) dénué de sens. Et c’est ce qui rend l’expérience exceptionnelle. Une expérience qui durera environ 40h de jeu d’ailleurs, ce qui est un peu au-dessus de la moyenne générale pour cette licence.

Verdict

Yakuza : Like a Dragon coche toutes les cases de ce qu’est sensé être un jeu vidéo à la base. La notion de fun est constante, tant par la narration que par la jouabilité. Le jeu est à la fois nerveux, dynamique, innovant, stratégique et agréable dans sa continuité, avec un scénario capable de tenir en haleine jusqu’au dénouement. Il s’agit d’une belle aventure dans laquelle faire progresser vos personnages est la clé du succès, dans un univers urbain violent et rocambolesque. C’est une réussite, une nouvelle pépite signée SEGA.

Ce test de Yakuza : Like a Dragon a été réalisé avec la version dématérialisée sur Playstation 4, gracieusement fournie par SEGA.

Pour plus de tests, c’est par ici.

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