[Test] Override : l’hippodrome des tas de ferraille

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Le nouveau monstre des bastons de Méchas est arrivé sur Steam. Override: Mech City Brawl, édité par Modus Games et développé par The Balance Inc est un jeu de combat de robot en milieu urbain. Un genre surtout adoré des japonais, pour ne pas dire une religion.

Les coups de pare-choc, les envolées aux odeurs de diesel et les appels de phare cracheur de feu, voilà le menu du jour. Les écologistes vont voir rouge.

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À base de mêlée générale à quatre joueurs ou de duel au sommet, Override tente de nous rappeler la jouissance qu’est celle de contrôler un robot géant dont l’unique but est de décimer le mécha adverse, sans se soucier de raser la ville qui sert de champ de bataille. Alors, Lamborghini ou Twingo ?


Destruction riche en couleur

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Le premier aperçu du jeu arrive dès le tutoriel obligatoire. Ce qui tapera l’œil en premier sera le design des personnages, superbement modélisés avec juste ce qu’il faut de fluidité de mouvements afin de trouver le parfait équilibre entre l’aisance des attaques et le côté saccadé robotique.

Afin de contrer l’aspect grisâtre de tôle, les différents personnages sont de base très colorés, avec (évidemment) un bon nombre de skins déblocable au fur et à mesure de la progression du jeu, ainsi que quelques accessoires sympathiques comme des bandeaux, des lunettes de soleil…

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Les niveaux sont eux sympathiques, quoiqu’un peu ternes. En effet, comme le veut la tradition du jeu de combat mécha, les arènes sont de forme carré avec des murs invisibles. Chaque stage représente un pays ou un endroit emblématique du monde (Russie, Maroc, Base lunaire…)

Il est cependant toujours satisfaisant de pouvoir détruire la ville ne serait-ce qu’en marchant dessus. Cela renforce l’aspect d’être immense comparé aux pauvres humains. Bon, au bout de deux heures de jeu on ne s’en rend plus vraiment compte tant la concentration est grande sur les mouvements de l’adversaire. Mais c’est cool de détruire.

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Il peut y avoir jusqu’à quatre personnages sur le champ de bataille. D’où le mot Brawl du titre du jeu. Cela va sans dire que c’est un bordel sans nom dans les combats « Chacun-pour-soi ». Très drôle entre potes, mais un joueur seul le testera une fois avant de retourner sur du gros Versus fighting en un contre un.

La musique, mise à part celle du menu, est quasi-inexistante. Le choix artistique est tel que l’absence de musique (ou presque) renforce l’agressivité des impacts de pare-choc qui eux sont très bruyants.

Mon pied, tu l’as vu mon pied ?!

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Le gameplay d’Override n’a à la base rien de compliqué, et est même assez intéressant : chaque gâchette représente un membre du robot (LT pied gauche, RT pied droit, LB bras gauche et RB bras droit).

De plus, chaque personnage détient quatre compétences différentes ainsi qu’un ultimate qui peut être déclenché quand la vie de votre mécha est basse.

Du haut de ses 13 personnages jouables, il est facile d’assimiler les différentes techniques de ces derniers sans trop s’emmêler les pinceaux.

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Différents combos peuvent être réalisés. En effet, des compétences peuvent par exemple rapprocher les ennemis vers son protagoniste, et plusieurs possibilités s’offrent à vous, comme par exemple l’enchaînement traditionnel du poing gauche/poing droit/jambe droite/jambe gauche.

Pas si vite, malheureux ! Il est impossible d’uniquement friter les boutons de la manette, ou bien le robot se retrouvera en état de surchauffe. Il faut bien veiller à caler les bons coups aux bons moments. C’est assez frais pour les amateurs de jeux de baston traditionnel.

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Des armes apparaissent aléatoirement sur le champ de bataille. Elles sont assez équilibrés : de grandes quantités de dégâts sans pour autant décider de l’issue du combat.

Il y en a pour tout le monde : du corps à corps et des gros flingues pour le combat à distance, avec bien sûr des munitions (très) limitées. Ça rajoute du dynamisme à la baston, même s’il est assez rare d’avoir le temps de s’en procurer en pleine action. Mais c’est un bon point.

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Override: Mech City Brawl est accessible à tous, c’est indéniable. Les mécaniques sont telles que la prise en main est très simple, et qu’il n’est pas ici question d’apprendre des combos interminables mais plutôt de bien cerner comment le jeu fonctionne.

En effet, le jeu est basé sur le timing des attaques, mais il est également nécessaire d’apprendre à gérer ses distances avec l’ennemi. Le gameplay ne peut pas vraiment être poussé jusqu’à avoir des compétitions endiablées, mais il n’en reste pas moins intéressant, et même amusant.

Pimp My Mecha

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On sent que le mode Arcade du jeu a été fait à la va-vite. C’est un peu chiant, court et trop simple, même en difficile. Au fur et à mesure de la progression, des points de recherche sont gagnés afin de renforcer le Mécha, mais il est possible de compléter l’arcade sans augmenter quelconque statistique.

Le mode Entraînement quant à lui est assez bien foutu. Les paramètres des adversaires sont très modulables, largement assez pour s’entraîner sur des situations précises. Parfait pour comprendre les bases, et bosser les différentes techniques de chaque personnage.

Le mode Online est composé de trois options : les parties classées, le un contre un (match amical) ainsi que le mode bagarre.

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Le mode bagarre est du chacun pour soi à quatre joueurs, comme expliqué précédemment. Sympathique une fois de temps en temps, mais trop bordélique pour laisser la place à une quelconque stratégie, si ce n’est celle de se cacher dans un coin du niveau en attendant que les trois autres s’entretuent.

Le mode classé et le un-contre-un sont similaires, si ce n’est (évidemment) qu’un système de classement est de rigueur en ranked. C’est clairement ici que tout se passe.

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Enfin presque : il y a (pour l’instant) trop peu de joueurs pour ne pas attendre 5 longues minutes afin de trouver un adversaire. C’est dommage, ce jeu mérite une communauté bien plus conséquente.

De plus, la stabilité des serveurs est exemplaire. Même si l’on tient compte qu’ils sont loin d’être surpeuplés, aucun lag n’a été repéré pendant les longues sessions de ranked chez Exobaston.

La petite surprise du chef : le vocal en jeu est de base activé, et il est impossible de le désactiver, seulement de mettre le son à zéro pour ne pas entendre l’ennemi hurler. Cependant, les développeurs ont confirmés qu’ils allaient changer ça dans une prochaine mise à jour. Ouf !

Conclusion

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Override: Mech City Brawl a tout pour plaire. Les fans de jeux de méchas ne seront pas déstabilisés avec ce gameplay classique, mais toujours aussi efficace.

Ce jeu est probablement celui qui plaira le plus à ceux qui n’ont jamais touché un robot, tant la prise en main est d’une simplicité déconcertante sans pour autant tomber dans le casual.

On a envie de le bosser, Override. L’univers est cool, les mécaniques sont très bien pensées, et le tuning des méchas est conséquent. C’est très bien joué de la part de Modus Games et The Balance Inc.

C’est bon                                               C’est mauvais

• Facile à prendre en main                   • Les stages sont fades

• Un gameplay classique et efficace      • Un mode arcade sans intérêt

• De bons graphismes                        

• De bons effets sonores

• Une bonne quantité de skins

Ce test de Override : Mech City Brawl a été réalisé avec la version dématérialisée sur PC, gracieusement fournie par Modus Games.

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