[Test] BlazBlue: Cross Tag Battle – Brillante rencontre entre univers

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Arc System Works livre un jeu de baston efficace, fun, qui n’a au final pas grand chose à voir avec BlazBlue

La sortie d’un nouveau BlazBlue est toujours un événement, que ce soit pour son système de combat technique ou pour ses graphismes fins, dans le même esprit que son grand frère Guilty Gear. La donne est ici différente, puisque de son titre, il est préférable de retenir le « Cross Tag Battle » plutôt que BlazBlue, tant ses codes et son gameplay diffèrent de la série originale.

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Viens boire un p’tit coup à la maison

BlazBlue: Cross Tag Battle dispose d’une vingtaine de personnages de base issus bien évidemment de la série BlazBlue mais également de Persona 4: Arena, Under Night In-Birth et RWBY. Une rencontre inédite entre les protagonistes de ces différents jeux au design japanimé et qui se marient parfaitement.

Au total, pas moins de 40 combattants seront disponibles, dont la moitié en DLC : 2 gratuits et 18 payants. Si tous les noms des protagonistes ne sont pas encore connus (seuls le contenu des trois premiers DLCs a été révélé), voici ceux ayant été confirmés :

BlazBlue
Ragna the Bloodedge
Jin Kisaragi
Rachel Alucard
Hazama
Noel Vermillion
Azrael
Iron Tager
Makoto Nanaya
Nu-13
Es
Platinum the Trinity
Jubei
Hakumen

Persona 4 Arena
Yū Narukami
Yosuke Hanamura
Chie Satonaka
Yukiko Amagi
Kanji Tatsumi
Aigis
Naoto Shirogane

Under Night In-Birth
Hyde
Linne
Waldstein
Gordeau
Orie
Carmine
Vatista

RWBY
Ruby Rose
Weiss Schnee
Blake Belladonna
Yang Xiao Long

Pour ce test, nous avons pu mettre la main sur les 20 personnages de base, qui offrent déjà une belle expérience, quoique encore limitée. En effet, difficile de ne pas rester sur sa faim avec un roster BlazBlue incomplet et 2-3 personnages ici et là issus des autres franchises. Même si le prix de ce Cross Tag Battle reste en deçà des standards actuels (39,90 €), il faut bien avouer que l’achat des futurs DLCs deviendra vite indispensable pour qui veut avoir le sentiment d’un jeu fini.

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Simple et efficace

La jouabilité est est au centre de toute les attentions car, contrairement aux précédents BlazBlue, la technicité des affrontements laisse place à un système simplifié, dans l’esprit d’un Dragon Ball FighterZ ou KOFXIV. On y retrouve effectivement deux boutons d’attaques simples qui se transforment en enchaînements automatiques s’ils sont pressés plusieurs fois, un bouton d’overhead (qui casse la garde basse), un bouton pour changer de personnage et un dernier pour invoquer la compétence de votre partenaire. Car il est important de mentionner que lors des affrontements, vous ne choisissez pas un mais deux personnages et qu’ils sont interchangeables en jeu, dans le même esprit qu’un Marvel vs Capcom 2 ou DBFZ.

C’est bien là d’ailleurs tout l’intérêt de ce nouveau gameplay : les attaques combinées et le timing pour appeler son deuxième personnage qui peuvent rapidement changer la donne d’un combat. Il n’est pas rare de perdre plus de la moitié de sa vie sur un enchaînement auto-combo + appel allié + Super; et de balancer sa manette à travers la pièce au passage.

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Toujours dans un souci de simplification du système de jeu, on se rend vite compte que si l’on comprend comment fonctionne un personnage, on peut facilement jouer de la même manière avec beaucoup d’autres combattants. Le roster forme en quelque sorte un tout dont les éléments se distinguent par leur allonge et la cadence de leurs projectiles.

En dépit de toute cette simplicité, ciblant les nouveaux arrivants sur les jeux de combat, la profondeur est bien là. Que ce soit en matière de réflexes, de reset (interrompre son enchaînement pour commencer une combinaison différente), de dash (qui permettent bien souvent de poursuivre le combo), les possibilités offertes aux plus téméraires pour effectuer des attaques à rallonge sont bien là. Ajoutons à cela le « Resonance Blaze », disponible s’il ne reste qu’un personnage de vivant, et qui propulse le joueur dans une phase de boost permettant de régénérer de la vie, remplir la barre de pouvoir, renforcer les Distortions (supers) et les dégâts infligés en général pendant 15 secondes.

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On se plaît à travailler les ouvertures et à gérer la vitesse général des combats qui est bien supérieure aux précédents BlazBlue, pour notre plus grand plaisir. De ce point de vue, Arc System Works a réalisé un travail exceptionnel sur la jouabilité générale de ce titre. Les novices s’amusent et les vétérans ont une grande marge de manoeuvre.

À la mode mais pas trop

Les modes de jeu correspondent tout juste à ce que l’on est en droit d’attendre d’un jeu de baston mais guère plus. Ainsi le mode histoire parvient tant bien que mal à faire comprendre aux joueurs pourquoi ces différents univers se retrouvent mais c’est fort ennuyeux et redondant, car les mêmes évènements sont racontés de diverses façons suivant les épisodes.

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Le mode Tactics est quant à lui utile pour apprendre de nouvelles techniques mais reste bien fastidieux par rapport à un Guilty Gear Revelator, tandis que les modes Survival, entraînement, galerie et Replay font le boulot, sans artifice.

En revanche, le mode en ligne vaut le détour. C’est non seulement là où vous vous ferez les ongles une fois que les différents modes un joueur n’auront plus de secret pour vous, mais c’est également à cet endroit que l’on prend du niveau et que les bastons sont dignes d’intérêt. Différentes options s’offrent à vous : lobby, classé, salons. Peu importe votre choix, les différents espaces ou vous atterrirez permettent des affrontements un par un, avec spectateurs ou non, et permettent de déambuler dans les salles sous la forme d’un mini-personnage mignon. De nouveau, c’est très similaire à Dragon Ball FighterZ et Guilty Gear Rev2, efficace sans être transcendant.

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Le netcode semble en revanche solide. « Semble » en effet car, à l’heure où nous écrivons ces lignes, le jeu n’est pas encore sorti en Europe et nous avons affronté principalement des joueurs américains et japonais. Nous nous attendions à du lag sans pitié et de l’injouabilité : il n’en a rien été ! Le calibrage effectué au début des combats permet une sensation de jeu lisse qui, quand bien même l’adversaire est au bout du monde avec un ping monstrueux, permet un combat quasi-normal. Sachant que le netcode est de type rollback, c’est à dire similaire à Street Fighter V ou à Fightcade, on remarque par moment certains décalages d’une demi-seconde entre ce qui apparaît à l’écran et ce qui est véritablement pris en compte, mais seulement si la connexion est (très) mauvaise.

Véritablement bluffé de pouvoir se faire casser les dents par des joueurs nippons beaucoup plus talentueux, votre serviteur a apprécié que les effusions de sang et autres bourre-pifs se fassent à pleine vitesse. Nos rares combats contre des joueurs européens se sont déroulés à merveille et augurent du meilleur. Allons-nous vers un monde sans lag ? Espérons-le.

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C’est mimi

Des options de personnalisation sont également disponibles, que ce soit le mini-personnage avec lequel vous vous déplacez de lobby en lobby, votre avatar, des phrases d’accroche, des titres ou des emotes; il y a des tas de petites friandises mignonnes dans le genre qui sont achetables dans la boutique avec de l’argent gagné en jeu.

Visuellement, la pâte « animé » est réussie et retranscrit les différents mondes avec brio. L’immersion pourrait être totale si l’aliasing ne venait pas noircir le tableau, principalement sur les personnages. Moins beau que Guilty Gear Xrd: Rev2, il n’en reste pas moins mieux réussi visuellement que BlazBlue: Central Fiction.

La bande-son est quant à elle sympathique avec quelques thèmes bien fichus, comme la musique des lobbys et certains chants en combat. D’autres sont en revanche oubliables, mais l’ensemble est cohérent.

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Conclusion

BlazBlue: Cross Tag Battle est rafraîchissant et mêle des univers bien connus à un système de jeu riche, simple et diablement efficace. Le joueur s’amuse et progresse rapidement dans cet assortiment de personnages pour le moins réussi, même si trop réduit à l’heure actuelle. Offrant le strict minimum en matière de modes hors-ligne, c’est en ligne qu’il déploie véritablement son potentiel et brille par son netcode solide. Pas vraiment un BlazBlue mais pas suffisamment éloigné non plus pour en faire un titre à part, il est un ovni au potentiel énorme. Probablement l’un des meilleurs jeux de baston 2D de l’année.

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 C’est bon

  • Gameplay riche et accessible
  • 4 jeux de baston en un
  • Visuellement bien foutu
  • Un netcode exceptionnel
  • Marge de progression énorme
C’est mauvais

  • Un mode histoire ennuyeux
  • Peu de modes de jeu
  • De l’aliasing en 2018…
  • Peu de personnages au lancement
  • Pas de traduction en français

Ce test a été effectué avec la version numérique de BlazBlue: Cross Tag Battle sur Playstation 4 gracieusement fournie par PQube.

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