[Test] Super Smash Bros. Ultimate : Le rendez-vous du Gratin

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Ce test a été réalisé avec la version 1.2.0 du jeu.

Le saint Graal du brawler est enfin arrivé parmi le commun des mortels : le jeu de baston multi-univers de Nintendo, Super Smash Bros Ultimate. Cela va sans dire que celui-ci a su se faire désirer, le précédent opus datant de fin 2014. En effet, Masahiro Sakurai, le créateur de la licence prend un malin plaisir à nous révéler quelques petits détails depuis un an déjà.

De nouvelles sagas sont venues s’ajouter, d’autres plus anciennes font leur grand retour, et celles qui ont toujours été présentes, sont toujours présentes. Avec un roster de la taille de la Tour Eiffel et le nombre de niveaux du même gabarit, il est impossible de s’ennuyer, non ? Les gars du royaume champignon contre Simon Belmont de Castlevania et Cloud de Final Fantasy VII, qu’est-ce qui peut être plus cool que ça ?

L’ambiance, le gameplay, les effets sonores… Cette licence n’a de secret pour personne. Cependant, Nintendo est maître dans l’art de nous surprendre, et généralement en bien.

Cela parait presque trop beau. Voyons ce que Super Smash Bros Ultimate à dans le ventre. Il y a bien une faille quelque part…

  • Dracaufeu de joie

Cela va sans dire, les doigts frétillent d’impatience dès l’apparition du menu. Par où commencer ? Le mode Smash ?Aventure ? Classique ? Allez, classique. Une fois rentré dans le premier niveau, on se prend une délicieuse claque visuelle. C’est en effet très beau dans son ensemble : les personnages sont superbement modélisés, certains mieux que d’autres, mais il est difficile de comparer Pac-Man et Bayonetta, pour sûr.

Les niveaux sont eux aussi excellentissimes. Autant dans le design que dans le dynamisme, chaque stage provient d’un univers de jeu vidéo d’une des licences présentes dans ce brawler. Et hormis les Battlefields (terrains sans obstacle/plats),chaque niveau contient plusieurs évènements qui peuvent être cruciaux pour l’issue du combat.

Le gameplay s’apparente beaucoup à son prédécesseur, Super Smash Bros 4 (3DS/Wii U) avec quelques éléments supplémentaires, notamment le perfect shield, à savoir relâcher le bouclier au bon moment dans le but de contre-attaquer son adversaire. Pas facile à placer, mais cette nouvelle mécanique rajoute une nouvelle option pour pouvoir s’en sortir quand un adversaire vous enchaîne. Ceci pourrait aussi rendre les compétitions officielles bien plus spectaculaires, en effet un seul perfect shield bien placé peut renverser un combat.

Énormément de nouveaux objets ont été également implémentés. La plupart d’entre eux sont tout de même méchamment puissants de par les dégâts qu’ils infligent et/ou leurs potentiels de dégagement.

Il n y a plus que l’effrayante batte de baseball ou encore le marteau qui fait peur. Méfiez-vous des Bill Balles, de la carapace à épines,et même de la barre de feu. Mr. Saturn est pour le coup toujours aussi inoffensif.

Mention spéciale aux trophées Assist surpétés. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, il vaut mieux s’en occuper dès que celui-ci touche le sol avant de continuer le vrai combat, le laisser en vie est beaucoup trop dangereux. De plus, les paramètres par défaut donnent aux trophées Assist un taux d’apparition égal aux autres objets. On marche sur la tête !

Toujours à l’image de son prédécesseur, une très grande quantité de musiques viennent alimenter le jeu, toutes provenant des multiples licences présentes, en plus des compositions originales spécialement conçues pour cet opus, cela va de soi. La qualité sonore est donc parfaite. Musicalement, tout le monde y trouvera son compte, des centaines de morceaux sont disponibles.

Les effets sonores sont excellents, notamment le bruit de l’impact des attaques, qui est plus ou moins fort en fonction de la puissance de celles-ci. Ils sont superbement intégrés dans la réalisation globale du jeu,et il est clair que jouer à Super Smash Bros Ultimate sans le son est une erreur. Une grossière erreur.

  • Le panthéon des panthéons

En comptant les personnages Echo et les futurs DLCs, pas moins de 75 personnages sont au menu. C’est le plus gros point fort du jeu, sa diversité. Quel plaisir d’essayer tous les protagonistes débloqués un par un au cours de l’aventure. Sans compter les quelques 103 niveaux disponibles !

À la place des trophées, les Esprits ont été implantés dans le jeu. Ils font offices de récompense, et contrairement à une simple collection à compléter, ceux-ci sont utilisés comme des équipements que l’on peut améliorer afin d’augmenter certaines statistiques aux personnages durant les combats. C’est assez rafraîchissant dans l’idée, et l’envie de les collectionner est tout aussi présente qu’à l’époque des trophées.

Allant du niveau 1 au niveau 99, certains peuvent même évoluer et gagner de nouveaux talents. Ils peuvent renforcer les attaques aériennes, permettre aux esquives d’être plus rapides, et peuvent même faire en sorte de commencer un match avec un objet en main.

Il y a quatre modes principaux : le mode Smash, le mode Esprit, le mode Extras et le mode Online.

Le mode Smash est le mode que l’on peut considérer« basique » du jeu. Quand les copains seront à la maison, c’est là-dessus qu’il faudra appuyer. On choisit son personnage, son stage, et c’est parti.

Évidemment, il est possible dans ce mode de changer les règles des combats, comme les différents modèles de victoire (Temps/Vies/Endurance), mais aussi la présence ou non d’objets, le type de terrain utilisé, etc… Parfait pour programmer des parties variées.

Des sous-modes sont présents sous l’onglet Smash, tel que le Super mort subite (Super Sudden Death), le Smash en bande, le mode tournoi, et quelques autres « Smash divers » dans lesquels le choix des règles est libre.

Le mode Extras contient plusieurs options :

Le mode Classique, comme son nom l’indique, est un parcours de sept combats qui varie en fonction du personnage choisi. La difficulté commence au niveau 1 et se termine au niveau 10. Avant de commencer à se bastonner, il est demandé de choisir à quel niveau de difficulté commencera le parcours.

Chaque victoire fera monter la difficulté, chaque défaite la fera descendre. Le but étant d’avoir le plus haut niveau possible à la fin du mode,pour espérer obtenir d’alléchantes récompenses.

De plus, le traditionnel mode Entrainement est de rigueur, assez simpliste dans l’ensemble. Les combos étant bien plus courts qu’un jeu de baston traditionnel, et sachant que le gameplay est surtout basé sur le mouvement, le mieux pour s’améliorer reste d’affronter un maximum d’effrontés dans l’arène.

Le mode Esprit est le mode aventure de cet opus. Il s’apparente à une grande carte qui n’est pas sans rappeler les grands RPGs classiques de l’époque (coucou Sword of Mana). Bien sûr, le but est d’aller tuer le dernier boss et pour ce faire,il faudra naviguer un peu partout dans ce joli petit monde afin de débloquer l’accès à ce fameux boss.

Malgré les personnages reçus par les autres modes, celui-ci est à part : on commence avec seulement quelques personnages. Au fur et à mesure de la progression de l’aventure, des personnages rejoindront l’équipe (moyennant baston).

Bien qu’assez répétitive, l’aventure s’avère très agréable dans son ensemble. En effet, l’envie de découvrir l’entièreté de la carte grandit à chaque pas, la plupart des combats ont toujours des règles loufoques, qui vous feront hurler de joie et/ou de douleur. Mais c’est aussi ça Super Smash Bros. Ultimate, c’est l’amour de s’en prendre plein la mouille.

De plus, c’est surtout dans ce mode que les esprits sont utiles. En effet, beaucoup de bastons ont des effets néfastes, comme le« grand-vent », le « sol empoisonné », et bien d’autres.

Certains esprits ont le pouvoir de contrer ces effets. Encore faut-il les avoir !

  • J’ai appuyé, m’sieur l’arbitre !

La jouabilité de ce titre est d’une fluidité qui dépasse l’entendement. Plus rapide et rythmé que le précédent opus, les gros personnages tels que KingK.Rool et Bowser sont bien plus agréables à jouer.

Les nouveaux joueurs ne seront pas perdus, et les joueurs à plein temps de Smash vont vite s’habituer. En effet, les hitboxes ont été simplifiées et les attaques aériennes touchent plus facilement qu’avant.

Le seul petit problème pour les joueurs de longue date :l’input lag. Celui-ci définit le temps que met une attaque à s’activer en fonction du moment ou le bouton a été pressé. Il s’avère que de tous les opus, Super Smash Bros Ultimate est le titre dont l’input lag est le plus grand. C’est une simple habitude à prendre,mais l’on peut trouver le contraste entre la vitesse du jeu et le grand input lag désopilant ! Nous sommes actuellement hilares à la rédaction, c’est la folie !

 N’oublions pas que Nintendo ne s’est jamais caché de son côté « Family friendly », il est donc normal que tout le monde, gameplay y comprit, y trouve son compte. Mais quand les vrais bonhommes, les guerriers, les tryharder s’y mettent, on programme du 1 contre 1 et on enlève les objets.

À contrario des jeux de combat plus traditionnels, ce n’est pas tant les combos que les déplacements qu’il va falloir bosser. Ça court partout, des esquives et des shields, une vraie danse contemporaine avec son adversaire. Le premier qui fait un faux pas se prendra une mandale. Le seul petit point négatif (si l’on veut chipoter un minimum), c’est qu’il arrive assez souvent que le fameux marron destiné à l’ennemi parte dans le mauvais sens.

En effet, en fonction de l’esquive effectuée, il se peut que le personnage atterrisse dans le sens opposé à sa position initiale. Si le personnage est à gauche (il regarde donc à droite) et qu’il fait une esquive vers la droite, à la fin de l’action, le personnage regardera à gauche.  Il est évident qu’une fois avoir bien poncé le jeu, c’est une notion acquise, mais cela n’est pas toujours facile de s’en rappeler dans le feu de l’action.

Mais au final, les bastons en duel sont assez jouissives et donnent toujours envie de s’améliorer, ce qui est un point crucial pour tout jeu de combat qui se respecte.

  • Appelez le SAMUS

En ligne, il est possible de programmer des règles afin de trouver un adversaire avec les mêmes envies.

« Partie Rapide » est le mode par défaut du Online, dans lequel  le matchmaking trouvera des adversaires avec des joueurs ayant approximativement la même Puissance Smash, qui fait office de points de classement.

Il est nécessaire de rappeler que ce test a été fait avec la mise à jour 1.2.0, qui a grandement amélioré le système de matchmaking.

Une fois le mode aventure et classique terminé, c’est ici que l’on passera la plupart de son temps. Il ne faut pas oublier qu’avec 75 personnages, il y a énormément de matchups possible,  il est donc très rare de ressentir une once de répétitivité quand on se bat. Vous n’aimez pas la façon de jouer de l’adversaire ? On relance la recherche pour un nouvel ennemi.

Ça lag aux heures de pointe, c’est indéniable. Et dans un jeu aussi dynamique que celui-ci, une seconde de lag peut suffir à changer le cours d’une bataille. Des manettes peuvent voler, des écrans peuvent briser.

C’est évident que les serveurs sont bien blindés pour un jeu de cette envergure, mais Nintendo aurait quand même pu mieux gérer le coup. Achetez de nouveaux serveurs, bon Dieu !

Le mode « Arène » est également mis en place. Il est très intéressant pour faire des parties en ligne avec ses amis et bosser sa maîtrise un maximum. Une arène peut être rendue publique pour que tout le monde puisse venir défier le challenger du salon, et même regarder les matches en mode Spectateur.

On choisira plutôt l’option « Partie Rapide » quand c’est en solo, mais une Arène est toujours bienvenue quand un bon copain veut prouver sa supériorité. Les deux modes sont pertinents, et même très utiles, chacun en fonction de leurs fonctionnalités.

  • Conclusion
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Super Smash Bros Ultimate a répondu à toutes les attentes des joueurs, et Nintendo a rempli la totalité de ses promesses. Le terme « en avoir pour son argent » est faible, quand on voit la montagne de contenu accessible, ainsi que la rejouabilité qui est quasiment infinie et que le jeu est aussi bon dans son côté amateur que compétitif.

L’équilibre parfait entre son accessibilité et sa profondeur constitue un véritable exemple pour la future génération de ce type de jeux de baston. Énormément de licences sont présentes, et chacun y trouvera son bonheur en optant pour son héros favori dès le départ. C’est amusant, intéressant, satisfaisant, parfois frustrant, puis de nouveau satisfaisant. Et malgré les lags récurrents dans le mode en ligne, ce jeu ne mérite pas moins que la note maximale. C’est réussi.

C’est bon
  • Un océan de contenu divers

  • Une rejouabilité immense

  • Amusant entre potes

  • Amusant en solo

  • Un aspect compétitif excellent

  • Des graphismes délicieux

  • Une qualité sonore exceptionnelle

  • Un gameplay simple à prendre en main…

  • … où l’on peut toujours s’améliorer
C’est mauvais
  • Les lags aux heures de pointe









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