[Test] Omen of Sorrow : L’Ange, le Vampire et le Bossu

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Fini les gants de boxe, place aux griffes et aux crocs.

Les nouveaux jeux de baston fusent en ce moment. Et, bonne nouvelle, les studios indépendants ne sont pas en reste. Omen of Sorrow entre dans l’arène, accompagné de sa tripotée de monstruosités directement sorties de légendes anciennes. C’est ainsi le premier jeu du studio indé Argentin AOne Games. Pour sûr, faire un jeu de combat n’est pas chose aisée, mais ces développeurs d’Amérique Latine ont tout de même choisi le genre du Versus Fighting en tant que projet pilote de leur studio. C’est forcément la passion qui a primé, non ?

Dracula, la momie, le loup-garou… Omen of Sorrow s’est approprié les contes d’horreur les plus mythiques afin de créer une atmosphère qui lui est propre. Amis du malin, fidèles du Culte des damnés, adorateurs de la Secte Sanglante et fanatiques de la Vétuste Belette, voici un jeu de combat rongé par le Mal.

  • Voyage en terre dévastée

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Bien bien bien… Qu’avons-nous là ? Un mode Histoire, du Versus, de l’Arcade, un mode Survie, des parties compétitives en ligne, un mode Entraînement et une jolie galerie. Bon, tout est là. La recette du jeu de combat à l’air respectée dès l’arrivée sur le menu, avec en fond d’écran un portail sinistre et un moulin qui brûle. Le ton est donné, l’expérience sera sombre.

Le mode Histoire semble tout indiqué pour commencer l’aventure mais la trame n’est malheureusement pas intéressante pour un sou, quand bien même avoir un scénario qui tient la route n’est clairement pas ce qu’on demande en premier lieu à un jeu de baston. Il ne faudra pas plus de deux/trois heures pour le compléter.

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Bref, le premier niveau arrive. C’est plutôt beau. En particulier les stages qui rendent l’atmosphère apocalyptique, on sent tout de suite qu’AOne Games ne plaisante pas quant à la bonne reproduction de cet environnement horrifique. Les personnages, eux, sont basiques dans leur design, pour ne pas dire dénués de charisme. L’ATH est assez laid, les barres de vie et jauges d’Ulti sont assez grossières et gâchent pas mal le paysage.

Par contre, les musiques collent parfaitement à l’ambiance, elles. Tantôt très atmosphériques tantôt très techno/rock, un peu à la manière d’un Devil May Cry.

  • Le Gros Poing ténébreux

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Le gameplay est tout à fait classique, les amateurs de jeux de combat ne seront pas perdus. Il est évident que chaque personnage détient sa petite botte secrète personnelle, mais les bases sont les mêmes que tout autre jeu de baston : de l’overhead, de l’arc de cercle + poing/pied à tire-larigot, de l’avant-arrière + poing/pied pour certains personnage, de la chope… Tout est là.

Le mode entraînement sera de rigueur, en particulier pour apprendre à jouer contre des personnages de type « relou » : on pensera forcément à la délicieuse Radegonda, qui a la capacité de voler par un simple ⇑⇑. Va falloir bosser les anti-air, les gars.

Mais pour ce qui est des mécaniques pures, on retrouve un gameplay bien connu de tous, sans prise de risque aucune. Ici pas d’autocombo, et cela reste très similaire à un Mortal Kombat dans l’exécution des attaques et des défenses.

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Chaque personnage a un Super et un Ultra. Le Super peut se lancer quand la jauge est remplie à moitié et l’Ultra quand la jauge est pleine. C’est un réel plaisir d’arriver à les mettre en place car les animations sont vraiment bien foutues. Les dégâts infligés par ces derniers sont équilibrés : ce n’est pas trop punitif sans pour autant être inutile.

En ce qui concerne les hitboxes, elles sont bien ajustées. Peu de place est laissé au hasard et le skill primera dans tous les cas sur le reste.

  • Des Limbes assez garnies ?

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En ce qui concerne le nombre de personnages, c’est clairement peu. Le roster contient en tout 11 personnages (dont deux déblocables). Il y aura moins de boulot en mode entraînement, soit.

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Cependant, 13 niveaux nous sont proposés (en y incluant le niveau « Salle d’entraînement »). C’est bien cela : il y a plus de niveaux que de personnages. Mais ces derniers étant quand même très bien conçus graphiquement, il n’est pas nécessaire de s’offusquer outre mesure.

 

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Le mode Versus permet, comme son nom l’indique, d’éradiquer vos amis de manière délicate (ou pas). Quant aux modes Arcade et Survie, il s’agit d’affronter l’ordinateur jusqu’à atteindre l’objectif final. Même en ayant sélectionné les difficultés les plus élevées, c’est largement faisable (l’IA ne se défend quasiment pas).

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Bien des titres, artworks, et avatars sont déblocables dans le jeu. Il y en a un sacré paquet en tout, bonne chance à celui qui voudra compléter le jeu à 100%. Pas toujours nécessaire, mais toujours appréciable.

  • « L’enfer est vide, tous les démons sont ici »

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Nous voici au point noir du jeu : les combats en ligne. Pour commencer, comme quelques-uns de ses confrères, le jeu à un matchmaking que l’on peut qualifier d’inexistant. C’est bien simple : le premier combat a été effectué contre un joyeux luron avec 500 matches à son actif, 350 victoires contre 150 défaites. Autant dire que votre humble serviteur s’est pris deux perfect dans la mouille. Mais le principal problème vient surtout du fait que peu de joueurs sont pour l’instant en ligne, ce qui justement implique ce genre d’affrontements déséquilibrés.

Ensuite, une fois sur deux, les lags sont de mise. Et il n y a pas de demi-mesure : c’est soit totalement fluide soit parfaitement injouable. Tout cela demandera quelques mises à jour pour être plus fonctionnel, sachant que le netcode est encore largement perfectible.

À l’heure actuelle, le message qui restera souvent gravé dans la mémoire est le suivant : Aucun rival trouvé. Le jeu est désert, ce qui est vraiment dommage, car Omen of Sorrow à un potentiel indéniable, mais ne s’en sortira pas sans une communauté solide.

 

  • Conclusion

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Omen of Sorrow ne marquera pas l’histoire du jeu de baston, sans pour autant être mauvais. Il est impressionnant de voir une réalisation indépendante être aussi propre en de nombreux points, tant au niveau du gameplay que sur la forme.

L’ambiance sombre a son charme, mais on regrettera cependant le manque de personnalité des protagonistes. Le jeu n’en reste pas moins graphiquement agréable et musicalement délicieux.

Beaucoup de problèmes de l’ordre du jeu en ligne sont à corriger, tant sur le matchmaking que sur la stabilité des serveurs.

Ce jeu est un espoir pour la relève du Versus Fighting. Pour un premier opus d’un nouveau studio indépendant, Aone Games propose un produit solide qui, bien que très classique, est assurément carré dans sa conception.

C’est bon :

·         De beaux graphismes

·         Une ambiance sombre

·         Un gameplay efficace

·         Les animations de Super, superbes

·         Beaucoup d’extras à débloquer

C’est mauvais :

·         Les personnages vides d’émotions

·         Aucune prise de risque

·         Trop peu de protagonistes

·         Le mode en ligne exécrable

 

3 Commentaires

  1. Bonjour ! Bon test ! ENFIIIN quelqu’un qui la testé ^^.
    Perso je l’ai acheté le jour de sa sortie. Je le trouve vraiment sympa, ça change des jeux de combat Japonais (j’en peux plus).
    Mais c’est vrai qu’en ligne il y a personne, dégoûté !!! Car il mériterait une suite plus étoffé si le jeu marchait !

    • Salut Martin ! Merci pour ton retour, ça fait plaisir. Oui, c’est dommage qu’il soit vide, peut-être qu’après une bonne promotion sur le PSN de nouveaux joueurs auront la curiosité de le prendre qui sait. En tout cas, c’est très prometteur pour le studio Aone Games qui risque de nous pondre de très bons jeux dans le futur.

      • De rien 🙂 ! Merci à toi pour ta réponse ! Oui pour le psn, il est en démat aussi ? J’ai pas regardé. C’est sûr pour Aone Games, mais j’espère que le fait que très peu de personne est acheté leur jeu, que ça ne les pénalisera pas !
        C’est comme le jeu GRIP (sorti le même jour et au même prix qu’Omen of sorrow), il y a personne en ligne 🙁 !
        Du coup pour Omen of sorrow tu y joues un peu ?

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